• Virade dans les Vallées Piémontaises... (Juillet 2017)

    Virade dans les Vallées Piémontaises... (2017)

    ( Rédaction en cours)

     

    Virade dans les Vallées Piémontaises...

    Entre Piémont, Haute-Ubaye et Haut Queyras

     

    Virade dans les Vallées Piémontaises... (Juillet 2017)

     Lac des Neuf Couleurs - 2841 m -


    Départ matinal [6 h... environ, d'Aix] pour cette petite virée de 6 jours. Initialement prévue au départ de Saint Ours pour « pimenter » le parcours dès le premier jour avec quelques beaux cols et un pas à franchir, avec un peu plus de 1000 m de montée... mais la météo étant au « grand beau » nous avons opté pour une option « confort » et plus « courte », avec un « top départ » au niveau de Fouillouse. Le ciel vert de gris ou gris de rage auras quelque peu contrarié nos plans sur cette première étape (et sur d'autres)

    Quelques beaux cols auront été franchi : Colle di Bellino, col de la Gypière, col Blanchet ou Biancetta, Colle della Battagliola, Col de la Noire... Quelques beaux passages : le Vallonasso di Stroppia, son Passo dell'Asino avec l'impressionnante cascade de Stroppia ; l'arrivée au Lago Blue par le Valle Antolina, la montée (assez longue) au Colle di Bellino... et j'en passe. Même si certains secteur ont déjà parcouru, cela vaut [toujours] le détour !


    Virade dans les Vallées Piémontaises... (Juillet 2017) Ubaye

     

    "Sous la face imposante du Brec..."

     

    Virade dans les Vallées Piémontaises... (2017) J1 : Fouillouse 1868 m – Refuge de Chambeyron 2628 m. D+ 760 / 3 h... Météo : entre « ombre et lumière ».

    Une dernière petite révision des sacs, en vrac : chaussettes, encas, eau, matériel électronique... Un lacet puis deux ; le sac bien réglé sur le dos, les bâtons en action... un dernier coup d’œil sur la vallée et ses sommets environnants et « hop », c'est parti ! Direction « Le Chambeyron ». Le tout sous un soleil un peu bousculé par quelques nuages (pleuvra, pleuvra pas ???). La montée est un peu raide par endroit, le réveil musculaire est un peu rude, car la « machine » n'a pas fonctionné depuis un petit moment, elle est un peu rouillée. Chaque pas est un « défit » : ça fait « Aieeeeee » ! (Ça promet pour le reste du séjour !). Le sentier qui même « Chambeyron » est toujours aussi joli. 3 h 30 plus tard, nous voilà rendu (et un peu fourbue en ce qui me concerne : 8 kg sur le dos (le gâteau au chocolat sa pèse !), pas d'entraînement ou si peu m'auront « rincée »). Nous arrivons tôt au refuge, nous permettant, ainsi, de faire une petite pause tranquille et d'observer durant un long moment quelques marmottons téméraires qui jouent aux abords de leur terrier (sous l’œil attentif de maman marmotte qui veille juste au-dessus) et de faire quelques exercices d'étirements indispensables. Les nuages s'agglutinent, le vent se lève. Un léger petit crachin s'est invité... Il est temps de se rentrer. Le refuge quelque peu agité, s'endort petit à petit, et nous aussi. Le départ aux alentours des 6 h 30, la pluie est annoncée.

     

     Virade dans les Vallées Piémontaises... (Juillet 2017)

    Refuge de Chambeyron 2628 m

    [Cette étape a été raccourcie à cause de la météo, (de la pluie était annoncée pour la mi-journée), et de l'heure (un peu tardive) de départ : 10 h 30. L'idée était de partir et de revenir de Saint Ours. De Saint Ours au Refuge Chambeyron par le Gr de Pays, Col du Vallonet (Lacs), Vallon des Aoupets, Pas de la Couletta. Soit environ +1100 m d+ pour 13 km ; et pour le retour de Maljasset à Saint Ours (Transport avec Sherpa Ubaye (Sherpa Ubaye 06 88 68 06 41) jusque Fouillouse) Fouillouse - Saint Ours par le Col de Mirandol, GRP du Tour de l'Oronaye. 526 m d+]  


    Virade dans les Vallées Piémontaises... (2017) De l'Ubaye au Valle Maïra

     

    De la France à l'Italie... de l'Ubaye au Piémont

     

    Virade dans les Vallées Piémontaises... (2017) J2 : Du Refuge de Chambeyron au Refuge Campo Base, par le Col de la Gypière - Colle de Gippiera - 2930 m, Vallonasso di Stroppia [vallée glaciaire suspendue du Vallonasso Stroppia] (balisage « SRC » et rouge & blanc), Lago Niera, Passo dell'Aasino 2310 m, la Cascade de Stroppia et son bivouac –Valle del Maurin. D+ 350 / D- 1350 m. Météo : d'humeur chagrine. Le « programme » initiale passé par le sentier T15, le Colle del Infernetto 2783 m [passage escarpé munis d'une main courante, avec un pierrier un peu raide] puis par le vallon du même nom. Itinéraire plus long et raide, comme il pleut il plus « sage » de faire plus « court ».

     

    Virade dans les Vallées Piémontaises... (Juillet 2017)

    6 h 30, le soleil ne darde de pas sur nos tête, non, il pleut, une petite pluie fine continue, insidieuse... Bâché des pieds à la tête nous entamons notre ascension vers le Col de la GypièreColle de Gippiera - perché à 2930 m. Au passage, nous aurons la chance d'observer dans la grisaille du matin deux lagopèdes... Un lac, puis deux, celui des Neufs Couleurs est toujours aussi beau, même par temps maussade. Un névé plus tard, et le col est là. Dommage que le soleil ne soit pas au rendez-vous (ou peut être tant mieux...), car un « petit » 3000 m était un temps envisagé. Nous filons, toujours sous la pluie dans le beau et long de Vallonasso di Stroppia*, jusqu'au Lago Niera, puis c'est le Passo dell'Asino 2310 m. Avant d’entamer la descente, une pause devant l'imposante cascade de Stroppia « s'impose ». Tout simplement superbe. Elle est « vertigineuse » ; l'eau se jette « dans le vide » avec grand fracas. Une petite passerelle, le petit bivouac de Stroppia, et nous voici « face » à la difficulté du jour : un sentier taillé en bord de falaise et sécurisé par des câbles. Un sentier qui « plonge » en lacets (très) serrés vers Chiappera - Âme sensible... attention ! le vide est là, bien présent... - La descente est plutôt raide, et parfois glissante, l'eau ruisselle par endroit. Au sortir du (très beau) sentier tout en lacets, la descente se fait dans de la pierraille assez casse figure. Une dernière petite pause, avant d’entamer ce coup ci la descente « finale ».

    Nous nous « échouons » sur un beau « tapis d'herbe » fraîche, les yeux rivés sur le chemin que nous venons de dévaler ; un sentier que l'on distingue à peine. Si on ne l'avait pas emprunter on pourrait se poser la question : « Ça passe par où ??? ». La falaise conserve son mystère. Une goutte, puis deux... On a à peine eu le temps dire « ouf », qu'une petite averse nous sort de notre rêverie. On remballe, et on file : cette fois-ci c'est la bonne ! Une descente sans fin (et sans faim aussi). Campo Base : une bonne pause. On récupère un peu, car le dénivelé négatif du jour fût non négligeable, un peu plus de 1300 m (autant dire que cela a chauffé !)

     

     
    Chiappera -1614 m - est le dernier village habitée de la Vallée Maira, c'est aussi un village frontière, on peut rejoindre la France (à pied) par différents cols : Colle del Maurin (appelé aussi Mary), le Col Sautron, le Col des Monges (appelé aussi Munie), le Col de Stroppia (ou Nubberia), Colle Feuillas, mais aussi le Col de la Gypière...
     

    Après une bonne heure de pause, nous enfilons nos « godillots » et filons à Chiappera. Très joli petit hameau, bien restauré, au toits en lauze, et aux murs en pierre. Quelques photos, un café bien serré, et une averse plus tard nous sommes au refuge. Demain une belle journée est annoncée, elle sera longue...

     

     

    Virade dans les Vallées Piémontaises... (2017) Sentiero Dino Icardi  [En Italien]* : ce sentier forme une belle boucle au départ de Campo Base. Il faut compter 7 h et un peu plus de 1100 m de dénivelé. Il emprunte le Colle del Infernetto 2783 m,  Vallonasso di Stroppia,  Lago Niera, Passo dell'Aasino 2310 m, la Cascade de Stroppia... (carte en fin de page)


    Virade dans les Vallées Piémontaises... (2017) Entre Hautes Vallées de Varaita et de Maira

     

    Valle Varaita : Valli del Monviso...

     

    Virade dans les Vallées Piémontaises... (Juillet 2017)

    Colle Di Bellino - 2804 m -

     

    Virade dans les Vallées Piémontaises... (2017) J3 : Refuge Campo Base – Refuge Melezé : Valle del Maurin, Valle Autaret, Colle di Bellino 2804 m... D+ : 1195 m / D- 1180 m / 8 h. Météo : matinée assez ensoleillé, puis plutôt mitigé avec même de la pluie dans l'après midi.

    Départ matinal, mais pas trop : 7 h... Aujourd'hui les « cuisses » ont le blues... Les 1300 m de descente de la veille ont été un peu « rude », surtout que celles-si n'étaient pas rompues à l'exercice depuis un petit moment. La journée (longue) qui nous attends risque d'être un peu difficile ; le réveil musculaire compliqué. Nous suivons la GTA (pour Grande Traversée des Alpes), un beau programme en perspective, et tout cela sous un soleil des plus radieux ; ça change des jours précédents où la pluie est venue jouer les troubles faites. La montée se fait tout d'abord par une belle piste. On progresse tout en s'élevant dans le beau vallon de Maurin ; les premiers chalets font leurs apparitions : Ils ont fiers allures. Les chemins se séparent : à main gauche le Colle del Maurin (ou Mary) et son vallon, et à main droite le Colle di Bellino (qui semble à des « années lumières ») et la Vallée Autaret. Le balisage est disparate, et à tendance à se perdre un peu, il faut rester attentif et ne pas se laisser embarquer vers d'autres (beaux) horizons notamment vers les Colle di Rui ou bien le Colle della Val Fissela. Le balisage est vieillissant, et se voie mieux dans l'autre sens... (Dans le « sens » : Melezé – Campo, le sens de la GTA. Même si la GTA peut se faire dans les deux sens...). Nous bifurquons cette fois de façon « définitive » vers le « Bellino », nous suivons une sente peu marquée par endroit, nous nous élevons tout doucement – ou presque – vers notre objectif du jour. Mon acolyte file devant... je reste le nez sur mes godillots, un premier raidillon me sorts de ma rêverie : Purge, c'est « dur » ! Je lève le nez, hume l'air. Aujourd'hui, je suis rincée, et c'est compliqué d'avancer. Un arrêt s'impose. Je « m'écroule » de bonheur ! Je panse mes ampoules naissantes (qui de la chaussette ou des chaussures est responsable ???). Je lève le nez en arrière, et dis : « C'est encore loin, je vais pas y arriver ! ». Une barre – non deux – des fruits secs... J'hume à nouveau l'air et me donne « courage » pour « l'assaut final » !.. Il ne reste plus que 400 m de dénivelé positif, autant dire que le plus « gros » a été fait ! Un lacet, puis deux... Je mets un pied devant l'autre, compte 6 pas (des petits) et me laisse porter vers le Colle di Bellino, la sente se relève, quelques cailloux traversent le sentier tentant vainement de me faire trébucher. Je sors de ma bulle, car j'entends : « Bouquetin !! ». Où donc ? Ah... oui dans le lointain, un bouquetin solitaire joue l'équilibriste sur des pentes herbeuses et quelques peu abruptes. Une photo, enfin quelques photos... et je repars : 1, 2, 3... Le Colle est en vue, quelques taches multicolores se détachent, il y a du monde là haut. Mon acolyte, y est presque : « impact » dans 30 sec. (Vue sa forme, elle est redescendue chercher mon sac. - Merci !] Quelle énergie – ça fait peurrrrrrrrr - !) Je continue ma route plus légère que « jamais ». J'arrive au col, et là je « m'écroule » à nouveau mais rincée, et contente d'être enfin là ! Sympa la vue... au lointain les Alpes enneigées. Le Colle del Autaret nous fait face – je percute à ce moment là que le secteur que l'on va parcourir jusque Melezé, ne m'est pas inconnu.. ! Très drôle... - Une bonne pause au col pour profiter de l'altitude et de ses « bienfaits », quelques échanges avec la « petite famille » rencontrée plus bas (nous nous souhaitons le « meilleur » pour la suite de nos périples respectifs. Courage à eux, car ils bivouaquent, et leur sac, pffffff... en impose !).

     

      Nous quittons la Haute Vallée de Maïra pour « pénétrer » maintenant de le Val Varaita di Bellino

     

    Nous entamons la descente ; au passage je capture dans mon viseur, la jolie renoncule des glaciers – qui tapissent les pentes caillouteuses du « Bellino » et qui donne un touche rose à cette ensemble bien grisâtre. Il fait « faim », la pause « syndicale » est dépassée, rien de bien dramatique l'herbe grasse ne manque pas pour se pauser. Le ciel s’assombrit, l'humeur de la météo change. Le chemin qui reste à parcourir est encore long, nous nous remettons en route. Le vallon est magnifique, il y a des fleurs partout : anémones, ails sauvages, myosotis, renoncules... un joli patchwork multicolore que je capte avec mon « viseur ».

    Un petit lacet, puis un grand... Pian Ceol, St Anna de Bellino... et pour finir le Refuge ! Quelle belle étape... 8 h au total (avec quelques belles pauses tout de même). Le ciel aura fini d'en finir avec sa valse d'hésitation, il finit par craquer et « balancer » tout ce qu'il peut : des trombes d'eau ! Cela n'aura pas durée longtemps, mais pour sûr nous sommes arrivés à temps...

    Bellino : "il comune più alto della Valle"...

     

    Une belle soirée... de beaux échanges. (J'oubliai une bonne bière local... aussi !) Demain, c'est Chianale qui nous « attends »... Deux itinéraires possibles, une fois de plus c'est la météo qui donnera le « la ».

     

    Encore et "toujours" sur la GTA...

     

    Virade dans les Vallées Piémontaises... (2017)  J4 : Du Refuge Meleze à Chianale  - Option : version « GTA », par le Colle della Battaglioala [▲Punta della Battaglioala [2402 m] ou Punta del Cavallo [2289 m] : non réalisé à cause de la météo !] – ... avec traversée de villages Pleyne, Celle, Chiazale, à l'architecture typique du Piémont : cadrans solaires, fresques ... Météo : humeur changeante : humide et électrique (très électrique !!). 6 h. D+ 1100 m. D- 700 m. Autre option possible : par le Col del Bondormir [2651 m] non retenue à cause de la météo exécrable 

     

    Virade dans les Vallées Piémontaises... (Juillet 2017)

     

    Comme nous n'arrivons pas avoir un bulletin météo à peu près fiable nous avons opté pour le Colle della Battagliola. Aujourd'hui, des orages sont annoncés, la « prudence » est donc de mise. Le « Bondormir » est exposé aux quatre vents et ses pentes sont à découvert et raides à souhait avec un balisage inexistant (versant Bellino). Va donc pour le «  Battagliola » [tout aussi raide] où jadis les Piémontais et les Français, en l'an 1744 livrèrent bataille (Virade dans les Vallées Piémontaises... (2017) : Histoire de Bellino ). Nous décollons aux alentours des 7 h 30... Le bleu du ciel se bat avec quelques nuages et le soleil. Qui remportera la partie, nous le saurons bientôt. Nous avons opter pour la version « GTA », nous empruntons la route [SP 256] et entamons une descente de près de 4 km... Nous faisons quelques haltes (aux pas de charge ou presque) dans (presque) tous les petits villages qui bordent la route : Prachaufier, Chiazale, Pleyne... Ils sont tous remarquables avec une architecture typiquement piémontaise (maisons faites de lauze et de pierre pour la plupart) : Églises, oratoires, fresques murales, cadrans solaires, fontaines... tous bien fleuris. Superbe... Après cette parenthèse culturelle, nous rentrons dans le vif du sujet : la MONTÉE ! Et celle-là, bien qu'elle soit bucolique et champêtre car elle se déroule en grande partie à couvert, à travers une magnifique forêt, et elle très raide... Le sentier a été tracé « tout droit » ou encore « dré dans l'pentu » ! (Y'avait bien moyen de passer par ailleurs : au détour d'une épingle à cheveux à la sortie de Pleyne, une piste montée jusqu'au col (la montée y avait l'air plus douce, tout du moins sur la carte), mais allez savoir pourquoi, on a poursuivit jusque là !) On doit « aimer » ça, se fatiguer les mollets ! Puisqu'il le faut, grimpons ! Au dessus de nos tête la bataille entre nuages et soleil est engagée ; ça se couvre, ça se charge... mais c'est toujours le flou le plus totale ou presque. Nous entrons dans : Borgata Mas del Bernard 1470 m... sur la GTA ou U63, et accessoirement sur la Via Alpina... Au vue de ma (très) grande forme, je sens que comme la veille... « ça va e'te pénible » ! J'observe avec attention mes chaussures afin d'oublier que « ça grimpe ». De temps à autre je lève le « nez » et fais une ou deux photos, histoire de rompre la monotonie de la montée. On passe : les Granges del'Ap 1701 m, puis celles d'Espeira 1924 m... puis celles de Forest 1998 m, nous sortons de la forêt ; fini par la même occasion le « dré dans l'pentu », nous entamons « l'assaut » final sur une belle piste tout en lacet. Au dessus de nous, les nuages ont fini par gagner le match. Le ciel s'est assombri... Nous avons droit à une vrai palette de gris, du plus clair au plus foncé. Au loin deux silhouettes se distinguent ; le col lui se devine tout juste... Une goutte, puis deux. C'est au pas de charge que je remonte la piste, visant un mélèze dans le lointain pour me mettre à l'abri (c'est pas très judicieux, mais pour l'heure l'orage n'a pas encore « sonné »!) le temps de bâcher mon sac, et d'enfiler mon pantalon de pluie. C'est fait ! Il peut pleuvoir maintenant ! Trois gouttes, puis elle se décide « enfin » à nous dégouliner presque dans les godasses. Nous poursuivons toujours sur la piste, nous croisons quelques marcheurs qui font le chemin en sens inverse. Battagliota est atteint, il nous laisse tout juste entrevoir le Monviso... Dans le lointain j'entends comme un bruit, puis plus rien. Je tends à nouveau l'oreille l'orage est là ! Mon acolyte qui a pris la peine de s'assoir pour entamer son "panini" n'auras pas le loisir de le finir, car je ne lui donne pas le temps de prendre une seconde bouchée... Nous entamons alors une descente au pas de charge dans des pentes plutôt raides et glissantes. Nous sommes à couvert, les mélèzes nous « protègent » un peu du déluge. Les bâtons sont rangés, sportif la descente, car nous n'avons plus ces précieux « outils » pour nous aider à contrer quelques belles glissades ou autres figures acrobatiques, et heureusement « sieur postérieur » n'a pas lourdement chuter sur le sol. Là haut, ça se déchaîne, nous avons droit à un beau spectacle son et lumière ! La pluie s'acharne à nous mouiller. Pontechianale – enfin ! - (où nous aurions pu faire une halte salutaire dans un bar), mais mouiller pour mouiller nous décidons de poursuivre guidées par une pancarte « Chianale ». Ici plus de balisage ; on suit le Torrent Varaita di Chianale sur une belle piste. On retrouve un peu plus loin, après le passage d'un pont, le tracé de la GTA qui part à droite et à gauche sans plus de précisions. La carte est de sortie (sous la pluie et sans protection). Main gauche. On est en « phase montante ». J'ai comme un doute, je ressors la carte : Euh... Non c'est bon. Ça grimpe encore. Je reconnais au loin le « carrefour » : à main gauche c'est la direction du Colle del Bondormir, et à main droite celle de Chianale. Nous filons (toujours en mode ascension) sur le très beau sentier « Dettor Crotto » ou U70. C'est « interminable » ! La pluie diminue en intensité, et nous offre même une légère accalmie, le soleil quoique timide se montre. Va-t-on sécher un peu ? On dégouline, et ce malgré notre équipement « high-tech ». Le haut commence tout juste à dégorger que la pluie revient juste histoire de... On arrive au final à Chianale sous un soleil timide, mais toujours mouillées !

     

     Chianale :  “I più bei borghi d’Italia”....

    Chianale... 15 h. C'est pas encore l'heure du thé, mais c'est certainement le meilleur moment de la journée : on a fini de se faire mouiller et de marcher ! Une petite pause histoire de se délester de nos affaires trempées en investissant le balcon du très beau refuge Lago Blue. Au passage la gardienne nous donne le nécessaire pour faire sécher tout notre "bazar", et même du papier journal pour nos chaussures ! Quelques instants de repos, et un pantalon sec plus tard nous partons faire un petit tour dans Chianale histoire de faire quelques photos, et accessoirement pour boire un bon chocolat chaud et ce même si la fatigue se fait sentir. C'est toujours aussi joli !

     

    Le refuge ne compte que 4 occupants (nous compris). Encore une soirée placée sous le signe du bien manger et du partage...


    Virade dans les Vallées Piémontaises... (Juillet 2017)  De  l'Italie vers la France

     

    De la Vallée de Varaita à  la Vallée de l'Aigue Blanche

     

    Virade dans les Vallées Piémontaises... (Juillet 2017)

    Lago Bleu - Col Blanchet - Refuge de la Blanche (Queyras)

     

     

    Virade dans les Vallées Piémontaises... (2017) J5 : Du Lago Bleu au Refuge de la Blanche par le Lago Bleu et le Col Blanchet.   Météo : au beau fixe mais venteuse (et un peu fraîche) ! Version « courte » aujourd'hui encore, et ce malgré un beau ciel bleu. La fatigue me colle à la peau comme un vieux sparadrap...

     

    La montée est « ludique » : vallonnée, avec quelques portions un peu raide, un sentier aux courbes parfois généreuses avec une vue bien dégagée (quand il fait beau). C'est à 7 h que nous « décollons », au menu : des lacs, et encore des lacs, trois vallons et un col. Nous quittons la GTA avec qui nous avons partagés quelques « bons moments » pour emprunter le joli « U21 ». L'idée initiale était de passer par le Col Saint Véran et « d'accrocher » le Pic de Caramantran, mais la forme n'est toujours pas au rendez-vous. Je me mets en mode « ascension » : casque vissée sur une oreille (l'autre pouvant servir à détecter un bruit « suspect » (ou pas)), j'avance en rythme, et entame cette belle montée à travers le Vallone di Antolina ; d'abord à « couvert » à travers de beaux mélèzes (mais pas que...), puis ensuite c'est Costa Buscet, puis les Granges dell'Antolina, et le premier lac : le Lago Bleu. La frontière n'est pas loin, elle se situe juste au-dessus, elle est marquée par le Col Longet 2647 mpoint culminant de la Vallée de l'Ubaye – Nous poursuivons dans le Vallone Biancetta, encore quelques efforts et c'est le col, puis derrière la France, plus précisément le Queyras. Le vent nous bouscule, et nous glace. Nous nous mettons à l’abri sous le col, afin d’admirer le Mont Viso quelques instants puis entamons la descente vers le Lac Blanchet (inf.) pour nous pauser ; au passage nous nous ferons copieusement « chahuter » par le vent qui souffle fort, il manque de nous faire trébuchet. Il fait froid, le bonnet est de sorti. Le lac est vite atteints, nous sommes à l’abri des bourrasques. Nous prenons notre temps, le refuge n'est plus très loin, et il est tôt. Nous profitons du soleil. Le casse-croûte avalé, quelques échanges plus tard, nous voilà en mode « descente ». Au passage on « admirera » le menu du lendemain : le Col de la Noire (en espérant une fenêtre météo plus clémente et moins « fraîche » !).

    Le refuge est plein ce soir, rompant avec le calme des soirées précédentes. Dehors le ciel nous offre un très joli spectacle : le soleil se couchent, au passage il embrase la Roca Bianca, qui se pare d'or, la Tête des Toillies « plus timide » reste dans l'ombre pendant que des nuages s'étirent et jouent dans le ciel offrant tout une palette de couleur : du gris en passant par le noir ; tout simplement superbe. Le vent souffle toujours, il fait froid. Nous nous mettons à l'abri. Quelques beaux échanges plus tard, nous voilà paraît pour de beaux rêves sous une couette bien chaude. Demain le beau est annoncé, une belle est longue journée est au menu, l'avant dernière, de ce beau tour 2017.

     


    Virade dans les Vallées Piémontaises... (2017)  Du Queyras à l'Ubaye

     

    Du Cirque de Clausis à Maljasset,

     

    entre Bric de Rubren & Tête de Girardin

     

    Virade dans les Vallées Piémontaises... (2017)

    Tête des Toillies (Queyras) - Col (Queyras) et lac de la Noire (Ubaye) - Vallon de Maurin (Ubaye)

     

     Virade dans les Vallées Piémontaises... (2017)  J 6 : Du  Refuge de la Blanche à Maljasset par le Col de la Noire 2955 m, avec, et juste pour le plaisir, une petite visite aux Lacs Longet. Météo : un beau ciel bleu, et un soleil généreux ! 6 h/D+ 580 m/1100 m d-

    Fin de notre périple... retour à Maljasset par le Col de la Noire, avec un petit détours aux lacs Longet. Notre dernière (longue) étape. Peu de montée aujourd'hui... « La Noire », une formalité ? Pas tout à fait mais presque. La fraîcheur matinale finie de nous réveiller. Le col est au soleil ; il paraît loin. On quitte le refuge, plus tout à fait endormi. Le pas est un peu lourd, le sac nettement plus léger. 1 h 30 plus tard, le Col, dans le lointain nous apercevons une tâche blanche qui se détache : le Mont Blanc. Nous prenons le temps, nous faisons une bonne pause pour admirer la vue aussi bien côté Queyras que côté Ubaye. La suite : une longue descente pour rejoindre le vallon. Pour l'heure nous fondons vers le lac de la Noire (où quelques moustiques un peu teigneux nous cueillent au passage). Après quelques bons lacets, et un petit ressaut, la descente se poursuit jusqu'au « carrefour » : à main « gauche » le Col Longet et l'Italie et à main « droite » Maljasset et l'Ubaye. On se laisse tenter et, porter par le sentier qui remonte vers les lacs du Longet, la où l'Ubaye prend sa source, avec ce beau temps cela aurait été dommage de s'en priver. Une longue pose plus tard, nous entamons la descente vers Maljasset (avec un balisage fraîchement repeint !). Même si le vallon est plutôt beau, la descente est longue. Nous enchaînons : les marmites de géant au niveau du Peyron, cabane du Rayne – ou plutôt ce qu'il en reste -, la Blave où nous nous pausons pour la « pause syndicale ». Je relève le nez un moment, une marmotte nous observe, en feignant de « cueillir » quelques brins d'herbes pour son déjeuner. Un drôle de manège commence alors, elle se relève, tout en nous observant, puis replonge « le nez » dans l'herbe – presque – fraîche, tout en se dandinant. Elle nous tourne autour, à distance bien entendu. Nous observons son manège sans bouger ; elle finit par faire un grand tour et nous contourner, pour venir nous observer derrière un petit rocher : Je passe la tête, trop « timide », je me cache, puis je refais surface, pour repasser en face, et ce jusqu'à ce que nous levions « le camp ». Pour mieux venir fouiner notre lieu de piquenique, histoire de grignoter quelque chose qui changerait son ordinaire. Ravin de la Salcette, au sortir de celui-ci, deux sentiers : un à main gauche : versant boisé et ombragé, et l'autre à main droite : fait de faux plats et entrecoupés de courtes montées et accessoirement au soleil. Nous optons pour celui de droite, celui-ci étant comme « suspendu » au dessus de l'Ubaye, offrant de très jolies points vue ; nous passons Plan de Parouart, puis la gravière du torrent de Chabrière totalement à sec (et fortement déconseillé par forte eau) puis Combe Brémond lieu d'estive entre autre pour finir à Maljasset, notre avant dernière étape de ce beau tour...

     

    Une très belle étape, une belle journée aussi.

     

    Virade dans les Vallées Piémontaises... (Juillet 2017)

    Maljasset 1900 m


    Virade dans les Vallées Piémontaises... (Juillet 2017) Ubaye : La boucle est bouclée !

     

    "... Au bord de l’Ubaye : Maljasset,

     

    vallon plat, usé par des glaciers disparus..."
     

    Virade dans les Vallées Piémontaises... (2017) J7 : De Maljasset à Fouillouse par le GR 5 (mais pas que...) 1 H 30/ 355 d- /75 d-. Météo : le beau se maintien !   

    Pas de "grasse mat" ce matin, nous décollons à 7 h 30... Un pied en vrac - une ampoule "ridiculement" petite s'est transformée, après avoir apposé un Compeed® en un "trou béant" et "suintant" Virade dans les Vallées Piémontaises... (2017) - charmant -. Le propriétaire* du Gite de la Cure, nous déposera sur la route, un peu plus bas ; nous finirons, les près de 300 m de montée à pied. Le GR 5 passait par la départementale, il semblerait que celui-ci "ai changé", et passe désormais en contre-bas, à travers bois. Information donné* le jour de notre retour à Fouillouse (quelques semaines plus tard, j'ai effectivement constaté que le GR passe bien en "bas" !) c'est quand même plus agréable que de suivre la départementale ! Le balisage est donc tout récent.

    Nous voilà rendu à la jonction d'un côté Fouillouse, de l'autre Saint Paul... Nous sommes désormais à pied, dans un peu plus d'une heure nous serons à la voiture. Le GR 5, suit la route dans un premier temps. on passe sur le magnifique Pont du Châtelet qui enjambe l'Ubaye, qui se trouve à une centaine de mètres en contre-bas, la vue plongeante est saisissante. On passe le tunnel, en fil indienne... (on est deux !). Le GR 5 bifurque et s'enfonce à travers la forêt. Plutôt raide la montée, quelques trouées offrent de jolies points de vue. Au sortir de la forêt le sentier surplombe Fouillouse... nous entamons une courte descente pour retrouver, avec joie, non pas d'avoir terminer, mais mes chaussures de "détente", mes "arpions" ont besoin d'air ! (surtout le gauche). On se déleste de nos sacs... Voilà c'est fini, notre virade de 6 jours est terminée. Quel beau parcours ! La pluie nous aura collé aux basques, mais c'est le soleil qui aura au final remporté la partie même si il fût quelque un peu timide par moment. J'aurais aimé en faire plus mais... la fatigue m'a collé "à la peau" comme un "sparadrap" pendant les 6 jours ; les étapes auront donc été "amputé" de quelques beaux sommets, dommage ! Ce fût tout de même un "beau voyage" à travers l'Alp... !

     


    Virade dans les Vallées Piémontaises... (2017) Côté difficulté technique
     
    Difficulté selon l'échelle du CAS : T2 : Randonnée en montagne : Sentier avec tracé ininterrompu. Terrain parfois raide, risques de chute pas exclus. Exigences : Avoir le pied assez sûr. Chaussures de trekking recommandées. Capacités élémentaires d'orientation. T3 Passo dell'Asino : Randonnée en montagne exigeante (cf. référence du CAS) Sentier pas forcément visible partout. Les passages exposés peuvent être équipés de cordes ou de chaînes. Éventuellement appui des mains nécessaire pour l'équilibre. Quelques passages exposés avec risques de chute, pierriers, pentes mêlées de rochers sans trace, névés faciles . Exigences : Avoir le pied très sûr. Bonnes chaussures de trekking. Capacités d'orientation dans la moyenne. Expérience élémentaire de la montagne souhaitable

     

    A saute frontière : D'Isola 2000 à Tende (Août 2016)Côté équipement

    Tout l'équipement nécessaire à l'itinérance en refuge.

     

    A saute frontière : D'Isola 2000 à Tende (Août 2016) Cartes

    • Carte IGN : Pnr du Queyras : Guillestre - Vars - Risoul - 3537 ET
    • Carte IGN : Aiguille de Chambeyron - Cols de Larche et de Vars - 3538 ET
    • Chaminar en Val Maira carte au 1:20 000ème de Bruno Rosano
    • Carte IGC : n°106 Monviso, Valle Varaita, Valle Po, Valle Pellice

     

    A saute frontière : D'Isola 2000 à Tende (Août 2016) Hébergements - Refuges

     

    • Refuge de Chambeyron (CAF) : "Sous la face imposante du Brec de Chambeyron, au-dessus du lac premier (et à proximité de nombreux autres lacs glaciaires), au milieu d'agréables pelouses fleuries, un site préservé et accueillant..."
    • Refuge de Campo Base haute vallée de la Maira, Piémont
    • Auberge de la Cure  (gîte d'étape ou de séjour) Maljasset. Une belle découverte !
    • Val Varaita Bellino : Refuge Mélézé  Le Refuge est à Bellino à 1812 m d'altitude, à côté du Hameau de Saint-Anne. Autrefois édifice militaire il a été entièrement reconstruit en bois et en pierre.
    • Chianale, Posto Tappa : Blue Lakes  Un enchantement ! 

     


    Virade dans les Vallées Piémontaises... (Juillet 2017) Topo

    Sentiero Dino Icardi

    Virade dans les Vallées Piémontaises... (Juillet 2017)

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


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